Écologie

• Etablir avec les habitants, un état des lieux des sources d’émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres sur le territoire communal et intercommunal.
• A partir de ce bilan, organiser chaque année un débat citoyen d’orientation écologique visant à établir un équilibre dans les émissions de gaz à effet de serre, la pollution, la production de déchets etc.. sur le territoire communal et intercommunal.
• Privilégier les énergies les moins polluantes dans les contrats d’approvisionnement de la commune.
• L’action communale prendra appui sur une planification pluriannuelle des politiques publiques : préservation des ressources naturelles, des biens communs, objectifs de réduction de l’empreinte écologique communale.
• Adopter un plan de rénovation thermique et de développement des énergies moins polluantes dans les bâtiments publics et le parc de logement social.
• Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public fixant un objectif d’occupation végétale du sol en zone dense et lutter contre l’imperméabilisation des sols.
• Replanter des arbres fruitiers endémiques en milieu urbain.
• Préserver les jardins ouvriers et familiaux et développer les jardins partagés, ouverts, conviviaux, pour recréer du lien social et renouer avec la nature en ville.

Agir pour une meilleure qualité de l’air
• Développer les plateformes multimodales à l’entrée de la ville ou à proximité de la gare de Bischheim pour réduire le trafic et la pollution de l’air ; développer les aires et places de stationnement pour le covoiturage et les pistes cyclables.
• Développer le réseau de pistes cyclables ainsi que les stationnements plus sécurisés de vélos, construire des réseaux de voies cyclables séparées de la circulation automobile (« vélo routes ») pour faciliter les déplacements domicile-travail à vélo et réduire petit à petit la domination de la voiture comme mode de déplacement.
• Lors du renouvellement du parc automobile municipal ou intercommunal, choisir la transition vers les modes les moins polluants.
• Développer les zones à 30 km/h.
• Exiger de l’Eurométropole la hausse du niveau de performance des incinérateurs par rapport au rejet de particules fines.

Réduire l’exposition aux produits chimiques nocifs pour la santé et l’environnement
• Appuyer la restriction de l’usage des produits chimiques (toxiques, perturbateurs endocriniens) dans les crèches, écoles, maisons de retraite, bâtiments municipaux et intercommunaux et développer autour des zones sensibles (crèches, écoles, hôpitaux etc…) des espaces de faibles émissions. Selon un récent rapport de l’OMS, 3 enfants sur 4 en France sont exposés à une atmosphère toxique. Une exposition encore plus néfaste pour leur santé que leur corps
est encore immature.
• Accompagner les habitants pour garantir le “zérophyto” partout (jardins partagés, journée d’éducation populaire avec les agents municipaux…).

Sauvegarder les ressources en eau
• Installer des récupérateurs des eaux de pluies pour le nettoyage des rues, l’arrosage des plantations municipales et des jardins collectifs, alimenter les toilettes des bâtiments publics…
• Œuvrer pour une tarification de l’eau progressive et différenciée selon les usages pour prévenir la surconsommation et le gaspillage de cette ressource vitale.

Réduire la production de déchets
• Assurer la continuité des efforts en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective et abolir l’usage du plastique non recyclable.
• Mener une politique active vers la restauration privée et de loisir pour parvenir à l’objectif « zéro plastique ».
• Valoriser et soutenir les commerces en vrac et mettre en place un dispositif de consigne pour les bouteilles en verre.
• Soutenir le développement de structures comme les ressourceries ou recycleries associatives et publiques.
• Généraliser la collecte et le compostage des biodéchets, organiser des sessions d’information sur l’usage des composts collectifs.
• Favoriser la créations d’ateliers coopératifs de remise en état de matériels divers.
• Renforcer et améliorer les services de collecte et de recyclage des déchets non organiques (ex : organiser un
rendez-vous mensuel de collecte des produits solvantés).

Réduire les pollutions visuelles, sonores, lumineuses et électroniques
• Lutter contre les pollutions sonores et lumineuses : extinction, sauf cas exceptionnel, des éclairages des boutiques, magasins, bureaux, etc., hors temps d’activité.
•Appliquer scrupuleusement l’extinction nocturne des bâtiments municipaux et inciter les élus de l’Eurométropole à appliquer le Règlement Local de Publicité intercommunal permettant notamment d’étendre l’obligation d’extinction nocturne aux éclairages et aux publicités de mobilier urbain.
• Réaliser un audit sur l’aménagement de l’éclairage public la nuit pour respecter les cycles de la faune et de la flore et lutter contre le gaspillage énergétique (ex. Espace européen de l’Entreprise).
• Appuyer les mobilisations citoyennes contre l’installation des compteurs Linky en proposant le cas échéant une délibération du conseil municipal pour en interdire le déploiement sur le territoire communal.
• Réaliser un audit sur l’exposition des habitants aux ondes et la réduire autant que possible, tenir compte de la vulnérabilité particulière de l’environnement (présence d’une crèche, école etc) pour refuser l’implantation d’une antenne relais, au nom du principe de précaution.

Encadrer la publicité et réduire sa place dans la ville
• Refuser l’installation de panneaux publicitaires numériques dans l’espace public.
• Interdire les publicités numériques extérieures et intérieures, lorsque celles-ci donnent sur les voies de circulation (vitrines). Réglementer leur surface dans les locaux privés dans la mesure où elles sont visibles depuis la chaussée.
• Instaurer l’arrêt de la distribution postale de publicité par défaut et permettre aux habitants qui souhaitent en recevoir de l’indiquer sur leur boîte aux lettres (renverser la norme actuelle). Si ce n’est pas le cas, envoyer à tous les habitants un autocollant « Stop Pub » par courrier, à renouveler tous les 2 ou 3 ans.

S’engager pour la protection animale
• Sensibiliser et inciter à la stérilisation des animaux domestiques, identifier et stériliser les animaux errants.
• Favoriser l’implantation de centres de soins vétérinaires publics et accessibles pour les animaux domestiques ou sauvages.